Par Pascale Jacquin

On la voit (et on l’entend) partout ! Animatrice épicurienne pour le Guide restos Voir à Évasion, journaliste-analyste à l’émission C’est juste de la TV à ARTV, reporter musique-télé-cinéma pour All Access Weekend sur les ondes de 92.5 The Beat et productrice de la très populaire émission culinaire Chuck’s Day Off au Food Network, Anne-Marie touche à tout. Derrière cette carrière florissante se cache une femme fonceuse et sûre d’elle, mais aussi une femme vraie, sensible, drôle, attachante et, surtout, pas compliquée pour deux sous.
Avant tout, Anne-Marie se dit chanceuse. Chanceuse d’avoir décroché un poste de VJ à MusiquePlus à l’âge de 19 ans, alors qu’elle en était à sa troisième année d’université. Chanceuse d’avoir interviewé les plus grandes stars de la planète, de Bono à Britney en passant par Brad et Shania, et mis les pieds sur le tapis rouge des Oscars, des Grammy et du Festival de Cannes. Chanceuse aussi d’avoir eu tant de belles occasions depuis le début de sa carrière en 1998. Mais surtout, chanceuse d’œuvrer dans un milieu qui l’enflamme autant. « Mon métier, c’est de parler de ce qui me passionne. La musique, le cinéma, la bouffe, la télé : ce sont mes loisirs au quotidien. La plupart des gens vont au cinéma ou au resto le week-end. Moi, c’est ce que je fais durant mes heures de travail ! Je me trouve privilégiée d’exercer un métier si étroitement lié à mes passions. »
Cette notion de chance revient souvent dans la conversation. « J’ai été chanceuse dans la vie. Je n’ai jamais manqué de rien ; j’ai été élevée par des parents fabuleux, je fais un métier que j’adore, je suis en santé… » Aujourd’hui, Anne-Marie « redonne au suivant » en s’impliquant dans l’œuvre caritative De la rue aux étoiles. « C’est un événement gourmand où des chefs réinventent le street food afin d’amasser des fonds pour la fondation Dans la rue ; c’est aussi une occasion pour les jeunes d’exposer leurs photos, leurs œuvres. » Pour l’animatrice, cette soirée-bénéfice est primordiale, car elle rappelle aux gens qu’il suffit parfois d’un mauvais pas pour se retrouver dans la rue. « Quand on croise un sans-abri, le fait de lui accorder un regard, un sourire, peut faire toute la différence. C’est tellement important de ne pas nier l’existence de ces jeunes-là », dit-elle, émue.
Pascale Jacquin